En visioconférence | 20h – 22h
Grandes conférences
de la SFPPG
Cette année, la SFPPG propose trois grandes conférences ouvertes à tous, moments privilégiés autour de thématiques actuelles en psychopathologie, en clinique du groupe et en processus créateurs.
Ces événements 100 % en ligne réunissent des conférenciers de renom et offrent un espace de pensée et de dialogue entre praticiens, chercheurs, étudiants et passionnés.
Tarifs 3 conférences :
- Adhérents 15€ | Étudiants 15€ | Plein tarif : 30€
Tarifs 1 conférence :
- Adhérent 10€ | Étudiant 10€ | Plein tarif : 20€
15 Janvier 2026 | 20h-22h
Bernard CHOUVIER
Processus créateur et groupalité.
Quelle est la place des appartenances groupales dans la mise en œuvre d’une démarche créatrice ? L’auteur quel que soit le champ de sa compétence artistique demande à être soutenu, voire inspiré par des relations intersubjectives suffisamment présentes et contenantes pour lui permettre de déployer son imaginaire dans une expression reconnue et transmissible.
À partir de l’analyse et de la compréhension du Journal de l’écrivaine Anaïs Nin, il s’agira de montrer comment elle a réussi à mettre en place une expression originale de la créativité féminine en s’appuyant sur ses expériences psychanalytiques et sur les milieux artistiques dans lesquels elle a évolué. Quelques repères biographiques seront nécessaires pour mieux saisir les enjeux psychiques individuels et groupaux de cette démarche.
28 Mai 2026 | 20h-22h
Denis Mellier, Philippe Drweski et Claudine Veuillet-Combier
La crise écologique au regard de la « Groupalité psychique ». Les apports de René Kaës.
L’approche psychanalytique du groupe développée par René Kaës est une aide pour penser la crise écologique. Après Freud, l’alerte de H. Searles (1972) a été reprise par des analystes alors qu’en anthropologie la question de l’animisme est réévaluée. L’idée d’une « groupalité » de la psyché, qui est au cœur de la perspective René Kaës, conditionne et modèle les différentes possibilités d’appareillage des sujets entre eux et dans leurs rapports d’étayage avec leurs environnements. Le registre primitif de cet appareillage permet d’envisager les ramifications de leurs contacts avec le corps et la nature. Les « alliances inconscientes », comme les pactes dénégatifs, entretiennent les dénis sur les risques de catastrophes climatiques. Elles oblitèrent les enjeux propres à « la transmission » d’un héritage, où guerre, violence et exploitation des autres, ont été à l’origine de la richesse des sociétés dites « de consommation ». Des « idéologies » entretiennent fantasmes d’auto-engendrement, « fake news », nationalisme, racisme ou déni des inégalités. Les failles des garants propres au métacadre sociétal alimente notre « malêtre ». La problématique des enveloppes psychiques serait ici à plus développer.
Les intervenants alterneront leurs propos, discuteront et laisseront place aux questions. Ce temps sera aussi l’occasion de parler de René Kaës après sa récente disparition.
Conférence repoussée (la nouvelle date sera communiquée prochainement)
André SIROTA
Les 7 tabous organisateurs de la transmission à l’École pour penser ses échecs et la violence.
En ces temps de résistible ascension de chefs de hordes archaïques, nostalgiques d’une époque pourtant révolue pour qui la reddition d’autrui doit faire modèle d’identification pour toutes et tous, — en grugeant, humiliant ou assassinant celles ou ceux qui ne se soumettent pas — sont ici exposé les repères pour se représenter les interdits de savoir, ou tabous, qui ont une fonction d’organisateur de l’École, à l’insu de ses participants.
La reconnaissance de ces tabous peut nous permettre de construire un nouveau projet politique et pratique de l’ École de la République qui la rendra émancipatrice.
Cette « Grande conférence » se tiendra comme un dialogue entre André Sirota et Danièle Toubert-Duffort, dialogue qui se poursuivra en deuxième partie avec les participants.



