Qu’est-ce qu’apporte l’expérience du groupe ?

en thérapie, en formation, en supervision ou en régulation

 Prochaine conférence :

– 2 – Jeudi 10 mai :                       Traiter le vécu du traumatisme par un travail 

analytique en groupe ?

 

Intervenante :           Danièle TOUBERT, psychologue clinicienne, psychothérapeute, Tiers externe auprès d’équipes pluriprofessionnelles de soins, Université Paris Ouest-Nanterre-La Défense/INSHEA

Le petit groupe est reconnu comme un lieu de traitements pour des sujets blessés narcissiquement ou éprouvant des souffrances primitives. Avec des personnes gravement malades qui ont le sentiment de ne pas pouvoir être comprises ou entendues par d’autres, nous essaierons de montrer ce qu’un travail analytique de groupe sans visée thérapeutique peut apporter de spécifique. Nous questionnerons en quoi et comment le cadre proposé peut constituer pour le groupe une ressource sur laquelle s’étayer, par ses effets de limites : il délimite les espaces (intérieur/extérieur, interne/externe), sépare et différencie le soi d’autrui, introduit de la distanciation mais aussi permet la distinction (mot/chose), ouvrant ainsi la voie à la représentation.

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Les jeudis suivants de 18h30 à 20h30 précises

Lieu : Université Paris Ouest Nanterre La Défense

Station Nanterre Université par le RER A ou par la gare Saint-Lazare

 

Ce Cycle de conférences est organisé par la SFPPG en collaboration avec le Centre Didier Anzieu de l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense

 

– 3 – Jeudi 14 juin :             Intérêts de l’approche psychanalytique groupale

dans la prise en charge d’enfants à traumatismes psychiques  induits par des pathologies somatiques sévères  nécessitant un traitement de longue durée.

 

Intervenant : Henri-Pierre BASS, psychologue clinicien, psychanalyste (Paris), Chargé de cours à l’Université Paris-Descartes.

 

Avec l’apparition d’une maladie somatique grave chez un enfant l’obligeant à se soumettre à un traitement au long cours en pédiatrie survient un traumatisme psychique aux incidences majeures sur les relations familiales, les parents et la fratrie. La prise en charge sollicite une malléabilité du cadre d’intervention ; il est en effet d’une importance extrême de repenser celui-ci, afin d’éviter des processus régressifs  de survie, qui peuvent se manifester par un « gel de la pensée » et des affects entrainant une incapacité à maintenir la permanence du sentiment de soi groupal et familial, nécessaire pour lutter contre l’effondrement. Il est important d’appréhender ici les différentes modalités de groupalité (individuelles, familiales, institutionnelles), qui sont atteintes par l’angoisse au cours de ces différents déroulés de traitements. Des accueils en groupes d’enfants seront relatés et leurs effets psychothérapeutiques explicités.

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– 4 – Jeudi 18 octobre :  La valeur de l’absence

dans la psychothérapie analytique de groupe

 

Intervenante : Anastasia TOLIOU, Psychologue clinicienne, études en Grèce et à Paris, analyste de groupe, ASM et analyses des pratiques dans différents établissements, Cabinet libéral.

La littérature psychanalytique souligne la fonction structurante de l’absence pour le développement psychosexuel et l’avènement de l’individuation.

À partir de l’expérience d’un groupe de psychothérapie analytique en CMP, ouverte à des patients états limites, nous interrogeons les différentes formes que l’absence prend : interruption des séances, départ d’un participant, absences consécutives d’un participants sans départ définitif. Dans quelle mesure ces mouvements facilitent ou entravent la pensée du groupe ? Quelles conditions permettent le processus d’élaboration mentale ? Quels effets peut on observer sur les individus ?

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– 5 –  Jeudi 15 novembre :     Se regarder dans un groupe

Intervenant : Willy FALLA, Psychologue clinicien, docteur en psychologie clinique, chargé de cours à l’Université Paris Ouest Nanterre la Défense

Animer, selon une référence psychanalytique, un groupe de thérapie, de formation ou dans le cadre d’une intervention en institution, implique d’une part, une aptitude à observer la vie psychique dans les groupes et d’autre part une aptitude à se prendre soi-même pour objet d’observation, au contact de ces phénomènes psychiques groupaux. Dans quelle mesure un dispositif groupal — incluant une place tournante d’observateur — peut-il soutenir le développement de ces deux aptitudes ? A travers l’évocation d’une intervention dans le cadre d’un dispositif d’analyse des pratiques pour rééducateurs de l’Education Nationale, nous verrons comment ce travail sur l’observation vient enrichir la dialectique entre cadre et dispositif.

– 6 – jeudi 13 décembre : Les sirènes d’Ulysse et la groupalité

psychique dans les soins palliatifs

 

Intervenant : Christophe BITTOLOPsychologue, psychanalyste (Montigny le Bretonneux), analyste de groupe et d’institution (Association Transition), enseignant-chercheur associé (Laboratoire LPCP EA 4056, Université Paris Descartes) .

Dans le domaine des soins palliatifs, les missions des équipes mobiles placent les professionnels sur un chemin de crête lourd de menace et de danger : le mourant et sa famille d’un côté, doublé de l’état des services hospitaliers de l’autre situe l’attention portée sur la fin de la vie à l’intérieur tant des mutations institutionnelles que connaît l’hôpital que du débat sur l’euthanasie. C’est dans ce contexte que la pensée d’équipe opère un travail psychique particulier dans lequel l’archaïque et la mélancolie tiennent une place qui sera discutée.

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Cycle de conférence coordonné par André Sirota et Willy Falla


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pour annoncer votre participation, vous voudrez bien nous écrire à

sfppg@wanadoo.fr

nous vous répondrons et vous indiquerons la salle

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